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Rp Siam - Emery

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MessageSujet: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:00

We Were Never Meant for Do or Die

Adossée contre le rebord de la fenêtre de sa chambre, Siam regardait la pluie tomber. Elle avait toujours été fasciné par cette eau qui tombait du ciel, elle avait le don de l'apaiser, de la calmer, elle profitait d'ailleurs de ce court laps de temps de quiétude pour réfléchir, s'interroger, faire le point. Il y avait maintenant près de 120 ans que Siam avait embrassé l'immortalité à la place d'une vie misérable d'humaine. Longtemps elle avait rêver de gloire, de pouvoir de tout ses idéaux que lui avait insufflé son mentor Edwin. Elle se voyait reine d'un vaste empire et non larbin d'un quelconque clan. Cependant, tout avait basculé lorsque son chemin avait croisé celui des Black Blood, son quatuor avait été éparpillé, décimé sans pitié. Mais remplie de plus grandes attentes et de plus grands projets qu'Edwin, elle n'avait pas hésité à dénoncer son propre créateur pour être accepter parmi les Black Blood. Elle avait bien compris que sa reconnaissance elle obtiendrait en ce mêlant à eux plutôt qu'en les affrontant.
Mais aujourd'hui et particulièrement en ce soir chargé en nuage, la vampire s'ennuyait. Pourquoi ses compagnons semblaient-ils tellement préoccupés par l'obtention de ses terres ? N'étaient-ils pas assez puissant pour installer leur règne ailleurs ? Ainsi ils ne seraient pas obligés de supporter ces sales cabots et ces végétariens qui croient tout connaître. Siam n'avait rien contre la violence, n'y même les massacres, à elle seule elle avait même déjà décimé un petit village d'Amérique du Sud lors d'une de ses nombreuses excursions loin de sa famille. Cependant, conservatrice, elle refusait de se sacrifier pour cette quête territoriale qu'elle ne jugeait pas nécessaire. Et ici les enjeux étaient de taille. Bien évidemment elle respectait l'avis de ses supérieurs et préférait se taire plutôt que d'attirer leurs foudres. N'y voyait aucune soumission, mais plutôt un calcul stratégique et peut-être un peu de lâcheté ?
Elle passa sa main dans ses cheveux et les releva en une queue de cheval avant de soupirer. Ils perdaient clairement leur temps ici. S'ils arrivaient à se débarrasser d'un des clans, il y aurait encore l'autre et même s'ils les décimaient, ils n'hériteraient que de sales toutous et de quelques humains qui ne feraient pas long feu, avant de repartir à nouveau pour de nouvelles contrées et tout recommencer. Ce n'était qu'un perpétuel cycle qui ne cessait de se renouveler.

Elle finit par détacher son regard de la fenêtre. Morose, elle décida d'aller courir un peu, l'air pur et frais des montagnes lui ferait le plus grand bien et peut-être reconsidérairerai-t-elle les évènements actuels. Elle troqua sa longue robe contre un jean et des baskets, pas que la première tenue l'empêchait de courir et de voler libre comme l'air, mais plutôt pour éviter de devoir renouveler sa garde-robe, elle n'avait aucune envie de retourner à la ville, parmi ces stupides humains. Peut-être qu'elle était immunisée contre les ronces et autres embûches naturelles mais pas ses vêtements. Quittant le manoir, d'un bon pas, l'air frais la remis d'aplomb à peine eut-elle franchit les larges portes. Commençant à courir, elle laissa le vent s'engouffrer dans ses cheveux, et la pluie battante s'écrasait sur sa peau de marbre, sans en ressentir le froid. N'ayant aucune notion du temps, elle courut longtemps, très longtemps afin de se décharger de toute sa frustration. Elle réfléchit longuement à sa situation, elle se remémora les moments forts de sa vie et leurs conséquences, tenta de se rappeler de son existence de mortelle, pour enfin se rendre compte qu'elle ne regrettait pas la décision qu'elle avait prise. Arrogante, elle se sentait bien plus importante et destinée à faire de plus grande chose qu'une simple mortelle, elle était née pour devenir vampire, c'était sa destinée, elle en était sûre.

Lorsque l'aube se leva, assaillie par la faim, Siam fit une halte, une pluie fine continuait à tomber sur la végétation luxuriante de la forêt, ses prunelles rouges sang plus brillante que jamais. C'était le moment idéal, les rayons du soleils émergeaient timidement d'entre les nuages, la fraîcheur du matin était revigorante. La vie s'éveillait peu à peu entre les arbres, les chasseurs ne tarderaient pas à surprendre le gibier du week-end et Siam entendait résonner en canon les battements de différents cœurs qui habitait cette forêt. Attentive, elle discerna un pouls beaucoup plus accéléré, la bête était effrayée et surtout plus proche. Se fiant seulement à ses fonctions auditives, Siam reprit sa course avec un tout nouvel enthousiasme, l'apéritif venait d'être servi. Mais le plus intéressant était ce qui suivait généralement, le plat principal. Le cerf qu'elle s'évertuait à poursuivre n'était qu'un amuse-gueule.
Cependant rien ne se produisit comme elle l'avait espéré. Dans son scénario parfait, elle bondissait, l'embrochait, le vidait de sa substance, pour ensuite s'attaquer au chasseur lui-même. Mais rien ne se passa ainsi. Encore a une bonne distance de l'animal, elle aperçut un autre vampire beaucoup plus proche de la victime. Agacée, elle accéléra le rythme mais ne parvint tout de même pas à combler la distance qui la séparait de sa proie avant l'autre. Celui-ci, lui coupa l'herbe sous le pied, en égorgeant l'animal juste avant que Siam ne puisse bondir. Furieuse qu'on lui est volé son gibier, elle grogna de mécontentement avant d'accorder un minimum d'intérêt au responsable. Elle fut surprise de découvrir que ce n'était autre qu'Emery, sa propre progéniture. Cependant, Siam n'était vraiment pas d'humeur à jouer et encore moins avec un jeunot, elle avait les crocs.

- "Et bien Emery, ne t'as t-on donc jamais appris à respecter les anciens ?" l'interpella-t-elle acerbe, les lèvres retroussées en un sourire mauvais.
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:01

Encore un soir où la pluie s’écoulait sur sa fenêtre. Emery observait le tableau de la nature sous cette eau incessante, nostalgique du temps passé. Dans son imagination, une illusion se jouait. Il se revoyait courir après Sarah et Henry junior dans les couloirs de leur maison Ecossaise, comme si de rien n’était. Père et mère pensaient-ils encore à lui ? Est-ce qu’enfin son frère sortait de son ombre ? Emery aurait tout donné pour pouvoir les voir, même quelques secondes. Il voulait bien se cacher d’eux si seulement il pouvait revoir le sourire de sa mère, entendre le rire cristallin de sa sœur. Malheureusement depuis elle, il n’était plus le même. Siam A. Giovanni, sa créatrice. Depuis des années, il songeait à ce vampire qui l’avait damné pour l’éternité. Plusieurs scénarios possibles avaient pris place dans sa tête mais aucun ne le préparait à celui là. Une indifférence mesurée. Siam le torturait à petit feu et lui, rampait comme un misérable ver de terre. Le vampire se dégoutait d’être si faible face à elle mais on ne pouvait dire qu’il restait de marbre devant sa beauté et son charisme. La Black Blood se jouait de lui et il fonçait tête baissée. Si seulement il pouvait puiser dans sa haine pour mettre fin à son petit sourire. A la place, il l’observait, encaissait sans broncher. « Tel un pitoyable monstre sans dignité » murmura-t-il en plaquant son front contre la surface froide de la vitre.

Quelques minutes après, il s’assit sur le banc, face à son piano. Il avait fait une promesse à l’enfant qu’il était, de trouver dans son rêve, la force d’exister. Pourrait-il faire la promesse à celui qu’il était et serait désormais, de vivre une vie pour de vraie. De ne plus se contenter de survivre et passer outre sa peine et sa rancœur. Il attendait encore cette délivrance sans savoir de qui elle viendrait. La guerre ? Carolyn ? Leandre ? Siam ? Qui serait là pour lui tendre la main et le faire avancer ? Au fond de lui, les paroles de son père résonnèrent : « fils ! Un homme se construit par ses propres moyens. Tu dois être fort et ne jamais oublier qui tu es ! Tu es un McHunt et cela fait toute la différence » . Emery avait fait la promesse à son père, il ne baisserait jamais les bras. Alors comment expliquer ce gâchis ? Comment expliquer le fait que sa personnalité si charismatique ait laissé sa place à un être déprimé, si fragile ? « Je vais finir par croire que ma vie n’est qu’une succession d’interrogation » murmura-t-il dans un doux sourire. La musique lui permettait d’apaiser ses humeurs mais pas sa soif. Cela faisait quelques jours qu’il ne s’était pas abreuvé au cou d’un animal. La nécessité de se nourrir se rappela à son bon souvenir. Encore un soir à chasser sous la pluie. D’un mouvement nonchalant, le vampire se releva pour se diriger vers son armoire. Son manteau lui manquait, toutefois, un petit sourire naquit sur ses lèvres. Une autre personne en prenait grand soin. Carolyn. Emery secoua la tête en se changeant en un rien de temps pour revêtir un jean noir et un sweat de la même couleur. Même s’il se révélait très doué pour la chasse, l’écossais n’appréciait pas trop d’aller tuer un animal aussi bestialement. Cependant, il avait conscience de faire partie d’une chaîne alimentaire, ce qui lui conférait une sorte d’excuse. « Tu vas chasser ? » l’interrogea Dwight, son meilleur ami alors qu’ils venaient de se croiser dans le couloir. « Oui ! Je reviendrais sûrement tard » lui répondit-il avant de le saluer d’un petit geste de la main, sans se retourner. Il adorait son frère mais ce soir, il désirait être seul pour chasser alors autant couper court à cette conversation inutile.

Durant une longue heure, il s’amusa à courir après sa proie, l’apeurant avant de l’énerver pour être chargé. Emery appréciait de jouer « avec la nourriture ». Bien un seul point qui le faisait sourire mais cela représentait une sorte de défouloir. Au final, il tua quatre lapins, un sanglier –dont le sang était peu ragoutant ; avant que ses sens l’alertent. Un bon dîner se dressait à une cinquantaine de mètres. Parfait. Le dessert venait d’être servi. Le vampire se mit en position d’attaque avant de foncer sur sa proie et de planter ses crocs dans son cou, laissant le sang couler au fond de sa gorge. Bien que le goût n’ait rien à voir à celui d’un humain, il était très nourrissant. De longues minutes, il s’abreuva avant de relâcher son dessert, mollement sur le sol. « Et bien Emery, ne t'a-t-on donc jamais appris à respecter les anciens ? » l’interpella une voix familière. Le vampire sursauta. Dans sa chasse, il n’avait même pas fait attention au grognement, ni à rien. Se retournant en essuyant de sa manche, ses lèvres recouvertes de sang, il toisa l’intruse, fasciné comme d’ordinaire. « Siam ! Tu m’en vois faussement navré de t’avoir privé d’un dîner » lui répondit-il avec humeur. Elle le fascinait mais n’était pas hermétique à la mauvaise humeur de sa progéniture. « J’ai tendance à oublier que tu es une vieille femme » ajouta-t-il en se relevant. Un étrange lien le liait à elle. Emery ne pouvait s’empêcher de rechercher sa présence, de s’écraser devant elle au final, mais il se montrait d’une impertinence sans limite. Un reste de sa fierté humaine ou une manifestation de sa haine ?
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:01

Siam, hautaine le regarda de haut, le nez relevé, les lèvres pincées, elle l'observait lui qui se nourrissait. L'interpellant, il sursauta avant de se relever rapidement et la toiser du regard, la dépassant d'une bonne tête. Qui aurait cru que cette jeune femme menue et pas très grande pouvait être une femme aussi cruelle et qu'elle été à l'origine de la torpeur dans laquelle vivait le grand gaillard qui lui faisait face. Et pourtant, cette jeune brune au jolie minois était responsable de plus d'un massacre.
A chaque fois que sa route croisait celle d'Emery, elle ne pouvait s'empêcher de repenser au soir de la transformation d’Emery. C’était le premier et le dernier vampire qu’elle avait transformé, elle était bien trop égoïste et impulsive pour avoir la volonté de s’arrêter avant de vider une victime de tout son sang et lui offrir ainsi l’immortalité. Mais voilà cette soirée avait été différente, l’accumulation de petits facteurs avaient conduit à la transformation du jeune homme, bien malgré elle. Maintenant elle était condamnée à entendre ses sempiternelles jérémiades. Et pourtant elle n’avait rien à se repprocher, s’il devait s’en prendre à quelqu’un s’était à ses foutus clébards qui sillonnaient la forêt et qui l’avait empêcher de finir son dessert, et à lui-même qui dégageait une si délicieuse et envoûtante odeur, tel un élixir pour la vampire qui n’avait pas pu résister à se jeter à son cou après s’être déjà régalée d’un quadragénaire.
Mais au bout du compte s’était un bien pour un mal, certes il gémissait et s’apitoyer sur son sort, mais elle avait trouvé un nouveau remède contre l’ennui. Heureusement pour elle, elle était tombée sur le seul être humain qui désirait plus que tout garder son humanité plutôt que d’embrasser l’immortalité. Stupide humain. Siam aimait le torturait, le faire sortir de ses gonds, ce qui était chose facile, en tant que nouveau-né, il n’avait pas encore une bonne maîtrise de ses pulsions. Même elle qui avait vécu déjà depuis plus d’un siècle avait encore du mal à se retenir, Emery en était la preuve vivante, si l’on puit s’exprimer ainsi. Le son de sa voix, la fit sortir de ses pensées, elle haussa d’abord les épaules avec dédain avant de répondre ironique, un sourire taquin sur les lèvres :

- Je sais, je ne l’ai fait pas. Mais bon tu comprendras bien que j’ai besoin de me ménager, alors de te voir me dérober ainsi mon apéritif me déplaît.

Curieusement, Siam avait retrouvé sa bonne humeur, certes la faim se faisait ressentir mais pourquoi ne pas en jouer ? Elle était encore capable d’attendre une petite heure de plus, le temps de jouer avec sa souris préférée, elle qui s’ennuyer tellement ces derniers temps. Surtout qu’une fois de plus elle avait réussi à capter son attention comme d’ordinaire. Et puis il était si rare de le croiser, surtout par ce temps qui se veut à la guerre. Peut-être que si les choses s’envenimaient elle n'aurait plus la chance de le faire souffrir un peu plus.
Siam aimait toujours tout contrôler, modeler les gens selon ses envies, voir la peine et la souffrance qu’elle leur insufflait se dessiner sur leur visage, le regard des humains se voilait face à la peur de la mort, lorsqu’elle plantait ses crocs blancs dans leur jugulaire. Siam adorait jouer et heureusement pour elle, elle occupait la place du prédateur et non de la victime. Elle était cruelle et sans pitié.

Son petit manège avec Emery avait commencé lorsque pour la seconde fois elle avait croisé son chemin, lors d’une de ses nombreuses parties de chasse. D’abord intriguée de revoir une de ses victimes encore en ce bas monde, elle l’avait rapidement reconnu grâce à son odeur qui lui été spécifique bien que moins forte maintenant qu’il était vampire. Elle avait fini par s’y intéresser d’un peu plus près afin d’y découvrir un jeune homme tourmenté et mal dans sa peau. Comment pouvait-il ne pas supporter l’immortalité ? Puis après lui avoir insufflé un peu d’espoir, lui avoir offert une raison de croire en elle et de lui faire confiance, elle lui avait confié, fière, sa véritable nature, c’est-à-dire sa créatrice. Ce fut une des journées les plus distrayantes de sa vie de vampire, rien n’était semblable à la joie qu’elle avait ressentie en voyant le visage du jeune vampire se décomposer, et sa curiosité attisée.
Depuis cette fameuse journée, Siam exerçait une sorte de fascination sur Emery, bien évidemment elle se doutait qu’il l’a haïssait plus que tout mais elle comptait bien sur son obsession pour connaître le pourquoi du comment pour la protéger de sa folie, et de l’envie qu’il devait ressentir de la mettre en charpie. Elle était heureuse de constater l’emprise qu’elle avait sur lui, elle le savait pas assez fort pour se retourner contre elle et la détruire comme elle l’avait fait en livrant son propre créateur au Black Blood afin qu’ils puissent l’exterminer et elle regagner leur rang. Mais ce qu’elle n’avouera jamais, c’est que leur connexion marchait dans les deux sens, jamais, ô grand jamais, elle n’accepterait qu’il lui arrive quelque chose, autant que lui ressentait le besoin de rechercher sa présence, elle, elle ne pouvait s’empêcher de le protéger, comme pour se préserver elle-même. S’il venait à mourir, elle aurait l’impression de perdre une part d’elle-même.

Un coup de feu retentit dans les profondeurs de la forêt, les chasseurs étaient sur la trace du gibier, le repas de la vampire venait d’être servi. Aux aguets, elle tendit l’oreille et entendit un lointain pouls en accélération.

- Et bien le dîner vient d’être servi, commença-t-elle en faisant mine de partir toute guillerette, les yeux plus rouge que jamais ravivaient d'une nouvelle flamme. Oh peut-être désires-tu m’accompagner, il y en aura suffisamment pour deux. Et puis un bon humain bien dodu ne se refuse pas, n’est-ce pas ? le titilla-t-elle.

Siam n’avait pas la réelle intension de partir, ce n’était qu’une stratégie supplémentaire pour le faire enrager, elle savait pertinemment que chasser l’humain lui déplaisait au plus haut point.
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:01

« Je sais, je ne l’ai fait pas. Mais bon tu comprendras bien que j’ai besoin de me ménager, alors de te voir me dérober ainsi mon apéritif me déplaît. » Fit Siam, un sourire taquin aux lèvres. Sa créatrice, la personne la plus importante de son existence. Et celle qu’il haïssait le plus aussi. Depuis huit ans, il avait cherché et cherché son créateur, s’imaginant tous les scénarios possibles. Tout sauf celui d’avoir été un dessert avorté. Bien sûr, il ignorait tout de cette histoire. Encore heureux, savoir que son immortalité était due à une simple intervention de loups garous. Oui, à coups sûrs, il perdrait tout contrôle. Aucun homme saint d’esprit, dont sa propre existence le fait vomir, ne supporterait d’être une erreur dans l’existence d’une femme à la fois sadique et perfide. Siam le gardait pour le moment sous contrôle. Un regard d’elle, une parole et il l’observait presque béatement. « Toutes mes excuses votre majesté » la railla-t-il. D’accord, cela allait de se soumettre, d’être dans l’incapacité de l’attaquer, de la blesser mais il n’en restait pas moins sa verve assassine. Légèrement modérée toutefois. Il était marrant de constater à quel point, il espérait et redoutait chacune de leur rencontre. En fait, il recherchait ces confrontations, comme pour se donner une chance de la battre, de se détacher de son emprise. Alors pourquoi ressentait-il ce besoin de se rapprocher d’elle, de.. la protéger. Etrange : il voulait la tuer mais sa présence lui était presque visible.

Un coup de feu résonna dans les bois, annonçant que la chasse était ouverte. Malgré lui, Emery se redressa, prêt à partir en chasse. Il se dégouta presque aussitôt de ses pensées impures. « Et bien le dîner vient d’être servi » commença Siam, les yeux écarlates. « Oh peut-être désires-tu m’accompagner, il y en aura suffisamment pour deux. Et puis un bon humain bien dodu ne se refuse pas, n’est-ce pas ? » Termina-t-elle. Un feulement sinistre s’échappa d’Emery. Comment pouvait-elle plaisanter sur ce sujet ? Elle savait très bien qu’il se refusait à se nourrir d’humains. Quel idiot ! Evidement qu’elle savait, c’est bien là où elle s’amusait à ses dépends. Lui tournant le dos, il voulut faire demi-tour, la quitter, s’éloigner d’elle mais ses jambes restèrent clouées au sol. « Laisses-les, s’il te plait. Laisses-les » murmura-t-il avant de plonger dans son regard dans le sien. Il ne voulait pas la voir se nourrir, car cela le ramenait à ses propres démons. Cependant, Emery ne lui demanda pas une nouvelle fois la raison de sa transformation. A quoi bon, elle tournerait encore et encore autour du pot. « Il y a suffisamment d’animaux autour de nous pour les épargner. » reprit-il avec plus d’assurance.

Toutefois, il n’arrivait pas à rester de marbre face à leur odeur alléchante. Cela se voyait à son regard devenu noir par la soif. Ses doigts se refermèrent sur le tronc d’un arbre, y laissant une marque de griffure distincte. Il aurait tout donné pour qu’elle l’aide mais il savait qu’il ne pourrait obtenir ce genre de soutien de sa part. Un autre feulement résonna dans la forêt. Un son plaintif, dangereux. Le vampire résistait de toutes ses forces. « Je ne suis pas un monstre » parla Emery, comme pour lui-même. Il tenta plus que tout de se souvenir des différents visages amis. Dwight, Calypso, Carolyn. Malheureusement, les seuls visages qu’il voyait, étaient ceux de Siam et de Mayra. La première parce qu’elle se trouvait devant lui et la seconde qui le ramenait à sa conscience meurtrière. « Je sais que mon état t’amuse, et je ne comprendrais jamais pourquoi tu as fait de moi un vampire mais je n’attends qu’une seule chose : que la guerre me tue. Crois-tu que ça va être douloureux pour toi ? Je ne pense pas. Tu ne penses qu’à toi Siam. » Monologua-t-il alors qu’il se laissait glisser contre l’arbre, la tentation s’était quelque peu calmée. Jusqu’à quand ? Encore un peu, et elle disparaitra jusqu’à ce qu’il l’étanche au cou d’un animal. Leandre serait fier de lui, en le voyant sous contrôle ainsi. Le vampire était pour lui, un mentor, un parent proche. Une étrange attirance le liait à cet homme mais peu importait. Il ferait tout pour le rendre fier de lui. Le même idéal le poussait à en faire de même avec Siam. Partagé entre les deux créatures, il ne savait plus où donner de la tête. Peut-être que tout serait si simple, s’il se détachait d’elle. Mais elle représentait une partie de sa vie. Comme une mère. Elle l’avait engendré.

« Tu ne m’as jamais parlé de toi. Je ne sais rien de ma propre créatrice. C’est très frustrant. Siam, raconte moi, dis moi qui tu es ! » La supplia-t-il en passant une main lasse sur son visage. Le besoin, la nécessité d’en apprendre plus le poussait à poser ses questions. Elle était si belle, si désirable et lui si misérable. Emery se demandait même s’il ne faisait pas un complexe d’Oedipe avec Siam. Amoureux de sa mère, de sa créatrice. Néanmoins, ce n’était pas un amour véritable, comme peuvent le ressentir les amants. Il état sale, presque incestueux. Une autre raison de se dégouter encore plus.
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:02

Emery. Un lien étrange et puissant les unissait, ils s’aimaient autant qu’ils se détestaient. Bien qu’elle ne le montrât pas, elle s’était attachée à cet être, il était bien malgré elle une part d’elle, son venin coulé dans les veines du jeune vampire. Sous son air de glace et son cynisme se cachait une réelle tendresse, qu’elle se refusait d’avouer, s’il lui arrivait quelque, une partie d’elle mourrait avec lui. C’était bien pour cela que d’ordinaire Siam finissait toujours ses casses croûtes, afin d’éviter tout attachement, tout point d’encrage, un acte purement égoïste.

- Toutes mes excuses votre majesté la railla-t-il.

Elle y ajouta une petite révérence, un sourire taquin aux lèvres. Siam savait jouer de ses charmes, de son physique, de ses humeurs, elle pouvait tantôt être hautaine, froide voir même glaciale, ou alors comme à cet instant précis, joueuse et espiègle, presque agréable. Mais elle n’en restait pas moins une agaçante manipulatrice pleine de cruauté. Tout était toujours calculé, avec elle, un sourire, un regard, chaque manifestation de sa présence avait un but, ils faisaient partie d’une mise en scène. Emery en était la première victime. Leur lien était un catalyseur, un récepteur à ses charmes, il ne pouvait lutter contre elle, il était envoûté, Siam en avait parfaitement conscience et elle adorait cette position de force qu’elle occupait, elle était une adoratrice du pouvoir.

Sa réflexion sur les chasseurs eut l’effet escompté, Emery était troublé, touché, choqué, son feulement en témoignait. Mais constata que comme tout bon nouveau-né, lui aussi n’avait pas pu s’empêcher de répondre à l’appel de la chasse, ce qui la fit rire, un rire cristallin à la fois diabolique et adorable. Malgré ses pupilles écarlates, Siam savait se retenir, maîtriser sa soif, Emery semblait avoir beaucoup plus de mal, il était désemparé. Les mains dans les poches arrière de son jean, elle le sonda de ses sombres pupilles. Il se retourna prêt à la laisser ici, prêt à la laisser débuter un carnage. Mais malgré les biftecks qui parcouraient la forêt en ce moment, elle ne voulait pas qu’il s’en aille, il devait rester, elle n’en avait pas fini avec lui, elle n’en aurait jamais fini. Déçue qu’il s’en aille si tôt, elle baissa d’abord les yeux, à la recherche d’un argument convaincant pour pouvoir le garder à ses côtés. Mais elle n’eut pas besoin de réfléchir longtemps, il le fit à sa place.

- Laisses-les, s’il te plait. Laisses-les murmura-t-il.

Ils s’observèrent un court instant, les yeux dans les yeux. Elle sondait ses pupilles et n’y lisait que tristesse et désolation. Cependant perfide, elle ne pouvait s’empêcher de l’enfoncer davantage, qu’il était beau de voir une âme torturée.

- Dans ce cas peut-être préfères-tu que je te crée de nouveaux compagnons de jeu, ainsi tu te sentiras moins seul, répliqua-t-elle sur un ton léger et plaisantin.

Elle n’avait plus aucune envie de partir, et encore moins l’envie d’en créer d’autre, de leur offrir l’immortalité, de diviser à nouveau son âme. Mais il aurait fallu qu’il connaisse les raisons de sa transformation pour comprendre que ce n’était que des menaces faîtes en l’air. En ne lui révélant rien, elle gardait l’avantage.

- Il y a suffisamment d’animaux autour de nous pour les épargner, poursuivit-il avec une assurance qu’elle ne lui connaissait pas. Elle le toisa un instant avant d’enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie.

- Oui, mais ils sont beaucoup moins succulents, pourquoi se priver de si bonne chose, ce nectar, ce goût, ces parfums, cette vie qui découle et qui nous rend plus fort lorsqu’on la boit, argumenta-t-elle avec passion, accentuant son intonation sur certains mots, afin de le faire sortir de ses gonds et le tourmenter un peu plus. Elle était le diable en personne.

Elle ne le quittait pas des yeux, le dévorait du regard, elle était attentive au moindre de ses gestes. Elle l’observa s’affaisser contre le sol, lui aussi ressentait ces odeurs alléchantes qui parfumaient l’air. Siam était obligé de reconnaître qu’il avait beaucoup de courage, ou alors qu’il était complètement masochiste de rechercher sa présence, de subir ses sarcasmes et ses sautes d’humeur. Siam se rapprocha un peu plus de lui tandis qu’Emery semblait lutter contre une force invisible ou bien était-ce lui-même. Elle détourna un instant son regard d'Emery lorsqu’elle entendit un nouveau feulement plus lointain, tant pis pour elle quelqu’un d’autre était déjà sur le coup. Blasée, elle haussa les épaules. Des humains, elle pouvait en avoir quand elle voulait.

- Je ne suis pas un monstre, reprit Emery comme pour lui-même.

Elle soupira, ce qu’il pouvait être prévisible, et idéaliste. Blablabla. Je mange de l’humain donc je suis forcément diabolique et maléfique, un monstre, une bête de foire. Les lions mangent bien des gazelles, sont-ils des monstres ? Pourquoi l’homme serait-il privilégié ? Il était comme tous les animaux, un maillon de la chaîne alimentaire. Elle roula des yeux avant de répondre en écho à ses pensées tout en se hissant sur l’un des troncs, amusée :

-Moi non plus !

Et pourtant le mot monstre était celui qui définissait le mieux la vampire, quoiqu’elle en dise. Elle était cruelle, vile, perfide, à l’origine de plus d’un massacre, sanguinaire. Elle était égoïste, fourbe et en même temps fascinante, tel un ange de la mort.

- Je sais que mon état t’amuse, et je ne comprendrais jamais pourquoi tu as fait de moi un vampire mais je n’attends qu’une seule chose : que la guerre me tue, monologua-t-il.

- Ne sois pas idiot, Emery, n’espère pas que cette guerre te tueras, elle n’en feras rien ! Pourquoi est-ce si important de connaître le pourquoi du comment ? Ne peux-tu pas, tout simplement accepter l’immortalité ? tu es un privilégié, acceptes-le et tu verras que tout sera beaucoup plus facile. Aurais-tu préféré que je te tue ? Disparaître ainsi dans l’anonymat ? Nous sommes tous voués à faire de si grandes choses, se serait que du gâchis que de mourir avant leur accomplissement. N’as-tu jamais pensé à voir la condition de vampire, comme une délivrance, et non une condamnation ? N’as-tu donc jamais pensé que le vampirisme pouvait être l’évolution suprême ? Nous ne dépendons plus de notre corps, nous n’avons plus besoin de dormir, nous sommes fort et robuste, commença-t-elle dans un discours enflammé.

Sa gaieté s’était envolée, remplacée par une attitude plus sérieuse, plus responsable. Elle marqua une pause s’assurant qu’elle avait toute son intention, qu’elle avait attisé sa curiosité, il en apprenait un peu plus sur son mode de pensée, lasse de ses jérémiades, elle voulait l’aider à trouver la voie de la rédemption, mais elle ne l’aiderait pas à en parcourir le chemin, c’était une quête qu’il devait faire seul. Son but n’était pas non plus de le rendre fort, indépendant, de le délivrer. Elle désirait seulement éviter qu’il fasse une bêtise en essayant de se tuer et lui insuffler une nouvelle raison de jouer, de poursuivre leur jeu.

- Crois-tu que ça va être douloureux pour toi ? Je ne pense pas. Tu ne penses qu’à toi Siam.

- Oui je suis égoïste, oui je suis cruelle, mais crois-tu que je serais encore ici, si j’avais choisi une autre voie ? J’ai choisi de survivre tout simplement poursuivit-elle, Et puis nous savons parfaitement tous les deux que je n’ai pas la fibre maternelle, finit-elle par dire pour rajouter une touche d’humour.

Une fois de plus elle s’était arrangée pour tourner autour du pot, elle n’aimait pas parler d’elle, révéler ses secrets, c’est ainsi que l’on devient vulnérable, alors lui avouer que oui, il ne désirait pas qu’il meure, que oui sa présence lui manquerait, comme lorsqu’une mère perd un enfant, était tout bonnement impensable, Siam ne donnait pas dans le sentimentalisme. Et puis elle avait réussi à parler d’elle, sans rien dévoiler, avait-il besoin de savoir qu’effectivement, elle avait été confrontée à la mort, mais qu’à la place, elle avait choisit de vivre ? Contrairement à Emery, elle n’avait pas d’état d’âme et livrait son mentor, pour garantir sa propre survie ne lui avait jamais posé de problème. Beaucoup trop discrète et mystérieuse à son propos, la question suivante d’Emery la désarçonna. Il l’a savait cruelle à quoi s’attendait-il ? Non, son histoire n’avait rien de féerique, elle n’était imprégnée que de sang et de violence. Siam descendit de son arbre, et se rapprocha d’Emery. Elle s’accroupit pour être à sa hauteur, son visage était proche de celui du vampire, ses yeux plantaient dans les siens, remplis de mystère, ceux d’Emery rempli de désespoir, d’interrogation. Elle déposa sa main sur le genoux de celui-ci afin de garder son équilibre et ne serait-ce que pour le toucher.

- Es-tu réellement certain de vouloir en savoir davantage ? N’importe lequel de mes souvenirs, ma vie entière se sont passés dans un bain de sang. Es-tu certains de vouloir les entendre, de vouloir me connaître ? Ils risquent fortement de te déplaire, le questionna-t-elle d’une voix mystérieuse et envoûtante. Elle était magnifiquement diabolique.
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:02

« Dans ce cas peut-être préfères-tu que je te crée de nouveaux compagnons de jeu, ainsi tu te sentiras moins seul » s’amusa Siam à ses dépends. Emery releva soudainement le visage vers elle, un air hagard, complètement perdu. Il ne la comprenait et ne la comprendrait jamais. Comment pouvait-elle se montrer si égoïste au point de transformer des humains qui n’ont rien demandé ? La haine assombrit son regard si mélancolique. Il n’aurait jamais du avoir cette immortalité. Au delà de ses faiblesses actuelles, il continuait d’espérer qu’un jour, une personne mettrait fin à cette vie qui n’avait pas lieu d’être. Le vampire était trop lâche pour mettre fin à sa vie, sa condition même le forcerait à survivre. Il ne désirait pas mourir mais dans un autre sens, ce serait une si délicieuse délivrance. Ne plus se poser de question, ne plus se dégouter en apercevant son reflet dans un miroir. Ne plus être un monstre. Emery tenta de sauver la vie de ces chasseurs, sans se douter une seconde que Siam ne les toucherait pas. « Il y a suffisamment d’animaux autour de nous pour les épargner » tenta-t-il, dans une piètre défense, tant la soif le démangeait, le rendant si fébrile. Il pouvait sentir cette odeur si délicieuse et la présence de sa créatrice ne rendait pas les choses faciles. L’écossais était partagé entre deux amours platoniques. Deux façons d’appréhender l’existence : Leandre & Siam. Le premier qui le poussait à s’accepter en lui donnant le choix de ne pas être un animal, de pouvoir faire la différence. La seconde désirait ardemment le posséder comme une poupée peut l’être. N’être qu’un pantin entre ses doigts. Une lumière trompeuse qui le conduirait à sa perte. Et pourtant, elle l’attirait comme le miel attire les abeilles. Emery désirait les deux vampires mais pas d’un désir charnel. C’était une attirance au-delà de tout. « Oui, mais ils sont beaucoup moins succulents, pourquoi se priver de si bonne chose, ce nectar, ce goût, ces parfums, cette vie qui découle et qui nous rend plus fort lorsqu’on la boit » argumenta la Black Blood.

« Je sais tout ça Siam ! Crois-tu que je suis insensible à leur odeur ? Que je ne désire pas planter mes crocs dans leurs cous ? De ne pas m’abreuver de cet élixir ? Cela me brûle à l’intérieur, ravageant tout mais je suis prêt à tous les sacrifices mais je me refuse de céder à celui-là » répondit-il avec la même passion. Même s’il était trop tard pour revenir à son humanité, il inventerait une nouvelle existence, même s’il lui fallait tout apprendre, recommencer de zéro, perpétuellement. Les secondes s’enroulèrent et se déroulèrent à mesure qu’un feu destructeur ravageait son âme. Le même incendie qui le terrorisait dès qu’il se trouvait en présence de la vampire. Il aurait tant aimé avoir un sursaut de liberté, de se démarquer de l’emprise de sa créatrice mais rien n’y faisait. « Je ne suis pas un monstre » murmura-t-il. Malgré ses paroles, il n’avait de cesse de penser le contraire. Comment désirer deux êtres au point de vouloir donner sa vie, son âme, sa liberté ? Comment ne pas être un monstre quand l’odeur humaine vous donne des velléités meurtrières ? « Moi non plus » lui signifia Siam. Là, il se demandait si elle plaisantait. Quoique. Quand on l’observait, on ne pouvait qu’apprécier son allure d’ange mais il ne fallait pas se méprendre. Un diable se cachait sous cette apparence angélique.

Emery entraîna la discussion sur la guerre, sur le fait qu’il rêverait de mourir, rien que pour la faire souffrir mais il se demandait si sa mort ne serait pas une délivrance pour elle. Point de petit pantin pessimiste qui ne fait que s’apitoyer sur son sort. La réponse de Siam l’intrigua, le bouleversa. Qu’il serait si aisé de se laisser prendre à ses mots, de rechercher une sorte de protection derrière ses beaux discours enflammés. Le vampire se lança dans la course, dans la tempête de ses sentiments. Il devait de reconnaître qu’elle avait raison. Il ne pourrait lutter longtemps contre sa nature. Une décision s’imposait. Sa créatrice s’approcha de lui, jusqu’à poser une main sur son genoux. L’envie folle de la recouvrir de la sienne le transporta dans une réalité fugace, mais si délicieuse. « Es-tu réellement certain de vouloir en savoir davantage ? N’importe lequel de mes souvenirs, ma vie entière se sont passés dans un bain de sang. Es-tu certains de vouloir les entendre, de vouloir me connaître ? Ils risquent fortement de te déplaire » lui répondit-elle, en réponse à sa question précédente. Emery l’observa longuement avant de soupirer et de laisser sa tête partir en arrière. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres, une joie presque cynique s’exprima sur ses traits. « Justement » souffla-t-il. Qu’elle lui parle d’elle, qu’elle lui annonce ses crimes. Qu’elle le dégoute. Qu’elle le fasse fuir. Il n’attendait que ça.. ça et de la posséder. Siam représentait tout un idéal. Une femme forte, de pouvoir. Que rêver de mieux si ce n’est de la posséder, de la réduire à un statut purement jouissif d’objet ? Le vampire désirait tant sortir de son contrôle, de retrouver le jeune homme plein d’ambition, de charisme qu’il était avant. Non cette loque humaine.

Penchant la tête sur le côté, le regard fiévreux, il l’invita à parler. « Dis-moi ! Racontes-moi ! Je veux savoir, je veux comprendre… Blesses-moi, déplais-moi ! » Murmura-t-il en apposant sa main sur celle de Siam, avec force et conviction. « J’ai tout perdu par ta faute, jusqu’à ma propre personnalité. Sache qu’un jour, j’arriverais à m’ôter de ton emprise et ce jour-là Siam.. Ce jour-là, le dernier nom que tu auras sur les lèvres, ce sera le miens » reprit-il après un cours instant. Certes, il se passerait peut-être des siècles avant que cela n’arrive mais Emery avait bon espoir. Un jour ou l’autre, Siam devra payer pour ses crimes et il en serait le bourreau.
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:03

- Je sais tout ça Siam ! Crois-tu que je suis insensible à leur odeur ? Que je ne désire pas planter mes crocs dans leurs cous ? De ne pas m’abreuver de cet élixir ? Cela me brûle à l’intérieur, ravageant tout mais je suis prêt à tous les sacrifices mais je me refuse de céder à celui-là, se défendit Emery.

Siam rit, d'un rire franc, cynique et à la fois cristallin, un rire qui pouvait faire chavirer un coeur, d'humain s'entend. Qu’il était mignon de le voir se battre contre ses démons, elle n’avait jamais eu ces problèmes, elle avait dès le début accepté sa condition de vampire. Jamais elle n’avait pensé être un monstre, au contraire, elle se savait puissante, supérieure, l’ultime maillon de la chaîne alimentaire. Elle mangeait de tout, mais personne ne s’en prenait aux vampires. Bien qu’une odeur exquise de sang qui flottait encore dans l’air malgré l’éloignement progressif des chasseurs. Les pupilles de Siam s’étaient estompées, elle ne brillait plus, elle contrôlait sa faim et ses pulsions à merveille en cet instant et la distraction qu’Emery lui apportait, l’aidait grandement à calmer ses pulsions.

- Alors fait-le, cesse de lutter ! insista-t-elle. Regardes-moi, crois-tu que les gens me traitent de monstre lorsqu’ils me voient ? Alors bois, sois beau, sois fier, accepte ta différence. Quel différence y a-t-il avec un lapin, lui aussi éprouve des sentiments, des émotions , comme la peur, lui aussi à une famille ! N’oublie pas que nous ne sommes plus des humains, cette époque est révolue, nous sommes des êtres uniques, à part, poursuivit-elle d’argumenter. Regarde la vie que tu as choisi en te reniant, une vie éternelle de tourments, tandis que moi je ne cesse de resplendir.

Pourquoi fallait-il toujours qu’il y en ai qui pensent que se nourrir d’humain était un crime, à force ça donnait des complexes. Etre constamment traité de monstre, était vexant à force. Surtout elle qui s’évertuait à être belle, plaisante, parfaite et désirable, cependant l’habit ne fait pas le moine, et derrière son air angélique se cachait une véritable diablesse, empreinte de tyrannie.
Siam fut étonné de la fougue avec laquelle il lui répondit, il était si désirable en cet instant, elle ne pouvait détacher ses yeux de lui, se séparer de lui, l’abandonner, un lien spécial, unique et ambigu les lier pour l’éternité. Elle aimait le posséder, et la penser de perdre son emprise lui était insupportable. Jamais elle ne le laisserait se défaire d’elle, car s’il partait c’était une partie de son âme qu’il emportait avec lui. Pourquoi désirait-il tant la connaître, la haïr ? Pourquoi s’acharnait-il à vouloir tout comprendre, elle n’était pas prête à parler d’elle, à lui servir ses souvenirs intimes et profonds sur un plateau d’argent. Elle ne voulait en aucun lui offrir des éléments avec lesquels il pourrait la dominer, elle désirait plus que tout conservait son avantage, c’était ce qu’il la rendait si forte, connaître l’adversaire alors qu’il ne savait rien d’elle.
Il déposa sa main avec force et conviction, ne s’attendant pas à ce qu’il est autant de contenance, elle fut quelque peu déstabilisée, mais ne le montra pas, elle se contenta de plonger son regard dans celle du jeune vampire et l’écouta attentivement. Jamais il n’avait fait autant preuve de conviction, ce qui n’était pas pour déplaire à la brunette, enfin il cessait de gémir et réagissait comme un homme, ou plutôt un vampire. C’était ce qu’elle avait toujours apprécié chez Norman d’ailleurs, il avait toujours été un adversaire de taille. Etrangement, elle ne voulait pas déplaire à Emery, bien au contraire, elle désirait tout faire pour lui plaire, pour qu’il la désire, même si pour cela elle devait passer sous silence son histoire. Il n’avait pas besoin de savoir qu’elle avait elle-même tué son amour d’humaine ou encore massacré un petit village mexicain lorsqu’elle n’était elle-même qu’un nouveau né.

- Qui te dis que, moi j’ai envie de te déplaire ? débuta-t-elle d’une voix de velours, remplie de mystère et doucereuse.

Elle passa son autre main dans les cheveux du jeune vampire, avant que celle-ci ne glisse sur la joue de celui-ci. En cet instant, elle se voulait belle, voluptueuse et mystérieuse, jouant de ses charmes afin qu’il oublie ces stupides requêtes, et qu’il continue bien malgré lui à la désirer. Ses prunelles qui avait retrouvé une couleur normal sondaient celle d’Emery, se plongeant ainsi au plus profond de son âme, tentant d’y découvrir les sentiments qu’il ressentait en ce moment. Il avait cru prendre l’avantage en déposant sa main sur la sienne mais voilà qu’elle surenchérissait. Elle l’écouta proférer ses menaces sans ciller, cependant elle décida de remettre les choses au clair.

- Attention Emery, n’inverse pas les rôles, ne me défie pas où tu pourrais t’en mordre les doigts. N’oublies pas qui je suis, ici c’est moi qui joue, reprit-elle d’une voix plus sèche, mais gardant tout de même sa part de mystère. Si tu t’es perdu en chemin, tu ne dois en prendre qu’a toi-même.

Elle ramena avec habileté ses mains vers le col du Tee-shirt que portait Emery, une nouvelle idée lui effleurant l’esprit. Elle était là face à lui qu’attendait-il pour mettre ses menaces à exécution, pour s’en aller, se défaire d’elle, ou même pire la tuer, ou du moins la blesser. Il était tant de voir de quoi il était capable, si ses paroles n’étaient que des menaces faites en l’air. Sans prendre garde, elle resserra ses doigts autour de son col et le souleva légèrement avec vigueur. Rapprochant son visage à quelques centimètres du sien, si proche qu’elle pouvait sentir son souffle sur sa peau, sur son visage.

- Qu’attends-tu pour me faire du mal, pour te débarrasser de moi, je suis là, profites-en tu n’auras plus d’autres occasion, murmura-t-elle d’une voix suave. Vas-y fais moi mal, venges-toi, fais-moi souffrir, J'ATTENDS ! le brusqua-t-elle. Elle avait prononcé ses dernières paroles avec conviction, puissance et force, désirant le pousser à bout, le brusquer et en même temps le déstabiliser par sa voix emplie de charme, de douceur et si puissante à la fois.
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:03

« Alors fait-le, cesse de lutter ! » Insista-t-elle. « Regardes-moi, crois-tu que les gens me traitent de monstre lorsqu’ils me voient ? Alors bois, sois beau, sois fier, accepte ta différence. Quel différence y a-t-il avec un lapin, lui aussi éprouve des sentiments, des émotions, comme la peur, lui aussi à une famille ! N’oublie pas que nous ne sommes plus des humains, cette époque est révolue, nous sommes des êtres uniques, à part » , poursuivit-elle d’argumenter. « Regarde la vie que tu as choisi en te reniant, une vie éternelle de tourments, tandis que moi je ne cesse de resplendir. » Emery s’exhortait à la patience la plus infime. Le discours de Siam l’ébranlait plus que de raison. Il est vrai qu’ils étaient différents. Elle, elle resplendissait alors qu’il prenait les traits d’une photographie que le temps ternissait jusqu’à devenir usée et jaunâtre. La différence, s’accepter mais comment le faire si personne ne l’aimait pour ce qu’il était ? L’affection que semblait lui porter Siam n’était que pure tromperie. Il aurait été si aisé de rendre les armes, de se raccrocher à elle, de la suivre dans sa démence mais justement. Il s’était promis de ne jamais faire le dernier pas, les séparant. Il la haïssait autant qu’il l’aimait, elle l’attirait autant qu’elle le répugnait alors pourquoi tremblait-il sous le moindre de ses regards. Pourquoi un de ses sourires le troublait-il à ce point ? Emery ignorait combien la vampire le possédait. Lui restait-il ne serait-ce qu’une part de liberté dans ce lien ? Très certainement pas. « Le libre arbitre » murmura-t-il. « C’est tout ce qu’il me reste »

Venait-il de lui avouer que justement, il se préférait dans cette tourmente plutôt que de céder à sa vision ? Le vampire se positionnait en totale contradiction avec ce qu’elle souhaitait. Pour garder son libre arbitre, pour se tenir loin de ses bras démoniaques où chacune de ses tentacules le pervertirait. « J’ai tout perdu par ta faute, jusqu’à ma propre personnalité. Sache qu’un jour, j’arriverais à m’ôter de ton emprise et ce jour-là Siam.. Ce jour-là, le dernier nom que tu auras sur les lèvres, ce sera le miens » la menaça-t-il pour la première fois. Emery commençait-il à prendre de l’assurance ? Ou sa haine le berçait-elle dans son giron, lui insufflant une force peu commune ? Longtemps, elle avait été sa maîtresse silencieuse, celle auprès de qui, il se réfugiait quand la tourmente se faisait trop pesante, quand la solitude devenait hantise. Est-ce que sa haine l’emporterait sur cette fascination malsaine ? La voix de Siam le ramena sur Terre ou plutôt dans l’espace intangible de son mal être. Pourquoi avait-elle une telle ascendance sur lui ? N’était-il destiné qu’à être sa chose ? La respiration bloquée, son regard cloué au pilori par le sien, il restait là, complètement figé devant ce changement de comportement. Il la désirait avec une telle force. « Attention Emery, n’inverse pas les rôles, ne me défie pas où tu pourrais t’en mordre les doigts. N’oublies pas qui je suis, ici c’est moi qui joue » , reprit-elle d’une voix plus sèche. « Si tu t’es perdu en chemin, tu ne dois en prendre qu’à toi-même » . Ses doigts revinrent sur son col de chemise, lui toujours aussi hypnotisé par ses yeux, par cette aura. Siam Giovanni ne représentait ni l’enfer ni le paradis, elle était plus que ça. Elle était sa démence personnelle. Sa folie, sa monstruosité, une part de son être, la plus sombre, la plus renfermée. Puis d’un coup, Emery se sentit légèrement soulevé pour être approché de son visage. Il aurait été si aisé de satisfaire cette envie subit de lui fermer sa jolie bouche d’un baiser, de ne plus l’entendre, de la réduire en silence et de se damner pour l’éternité. « Qu’attends-tu pour me faire du mal, pour te débarrasser de moi, je suis là, profites-en tu n’auras plus d’autres occasion, » murmura-t-elle d’une voix suave. « Vas-y fais moi mal, venges-toi, fais-moi souffrir, J'ATTENDS ! »

Le regard d’Emery s’assombrit d’un coup. Oui, il avait enfin l’occasion tant rêvé et pourtant, il restait là, les bras ballant. Une sourde colère le fit frissonner. Encore une fois, elle se jouait de lui. Elle désirait l’humilier, lui montrer qu’elle menait le jeu et il ne le supportait plus. « ARRÊTES ! » hurla-t-il avant de la repousser, prenant sa gorge dans sa main droite. La pression s’accentua alors qu’il se trouvait à cheval sur elle, au beau milieu du sentier piétonnier. Les pupilles dilatées par la fureur, ses traits ravagés, il contemplait cette main autour de sa gorge. Il voulait la tuer, il allait la tuer. La décapiter, avec sa force de nouveau né, il le pourrait pourtant, malgré lui, il sentit la pression de ses doigts diminuer. Il ne pouvait pas. A la place, il la frappa, une seule fois mais ce simple geste provoqua une sourde douleur en son fort intérieur. Un peu comme s’il subissait à son tour la douleur qu’il lui infligeait. « J’y arriverais ! Un jour j’y arriverais » énonça-t-il avec une passion peu commune, le regard braqué sur elle alors qu’il se trouvait déjà à quelques mètres d’elle. « Je te fais le serment de réussir à me détacher de toi ! Je vais accepter ma condition de vampire, et je m’entrainerais ! Et un jour.. Un jour, tu ne te joueras plus de moi » termina-t-il dans un murmure. Tout aurait été si simple si elle ne s’était pas jouée de lui, si elle lui avait dit la véritable raison. Alors, il l’aurait détesté et il se serait détaché d’elle mais voilà, on ne changeait pas le passé. Il restait tel quel. En attendant, il ne pouvait que se soumettre au désir qu’il ressente pour elle. Une raison de plus à ajouter à son dégout. L’amour qu’il éprouvait pour cette femme, ce démon, venait du plus profond des ténèbres, malsain, incestueux et pourtant qu’il serait bon de se libérer. De jouir de son pouvoir.

Emery se laissa tomber en arrière, allongé de tout son long dans la boue du petit chemin. Il aurait tout donné pour se perdre en elle, pour la voir soumise à son désir, à une émotion autrement plus positive que la cruauté qu’il lisait au fond de son regard. Quand votre cœur se fend, parfois, il se referme mal, il ne cicatrise pas vraiment bien, alors il commence à durcir. Bien qu’il eu changé l’espoir, Emery conservait l’espoir de rencontrer quelqu’un dont le cœur serait aussi endurci, aussi noir et soumis au même tourment que le sien. Un cœur emplit de haine à l’encontre de sa créatrice alors pourrait-il commencé à évoluer sur cette voie. « Libères-moi » murmura-t-il en discernant le ciel assombrit par l’orage, au travers de la cime des arbres. Parlait-il pour Siam, ou pour une autre personne ? Voulait-il qu’elle lui apporte la damnation ou qu’elle le libère de ses tourments ? Nul ne le savait, ni même le vampire lui-même.
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:03

- Le libre arbitre, murmura-t-il. C’est tout ce qu’il me reste.

Siam rit une nouvelle fois, il était si idéaliste, bercé par de fausses illusions. Croyait-il vraiment que la chose était si simple ? Qu'on avait tout le temps le choix ? Il fallait savoir des sacrifices, passer outre ses convictions. Avait-elle eut le choix lorsque son mentor, lui avait ordonné de tuer le seul être qu'elle avait aimé ? Tout ça pourquoi simplement faire ses preuves, comme un test, une évaluation. Avait-elle eut le choix lorsqu'elle l'avait dénoncé, vendu au Black Blood ce même mentor, contre sa vie ? Dans les deux cas elle se serait faîtes tuée. Elle n'avait pas eu le choix.

- Dans ce cas tu ferais mieux dans l'employer à des fins plus utiles, comme par exemple choisir d'être un homme, rit-elle de son habituel rire cristallin.

Se priver de sang humain était un concept qui la dépassait, comment pouvait-on s'interdire une si bonne chose ? Peut-être était-ce elle qui était trop gourmande, ou bien trop égoïste. Se ruiner la santé, vivre dans la folie, la tourmente, souffrir éternellement pour quelques bouts de viande et un peu de chair, étaient des concepts qui lui était totalement abstrait et qu'elle ne comprendrait jamais, au contraire ils l'horrifiaient. La survie et l'individualisme primait sur tout dans son mode de pensée.

Siam le souleva sans ménagement, plongeant son regard dans le sien, n'arrivant pas à se décoller de ses pupilles, comme hypnotisé, électrisé. Le savoir si proche, ne la laissait pas indifférente, elle sentait son souffle saccadé sur sa peau. En ce moment d'intimité, elle aurait aimé succomber à la tentation, déposer ses lèvres sur les siennes, mais ce fruit lui était défendu. Autant qu'elle était attirée par lui, une force l'empêchait de s'y adonner. Etait-ce ça la morale ? Il était comme un enfant pour elle, liait par le même poison, son venin coulait dans les veines d'Emery, une mère ne touche pas son enfant. C'était malsain, et pourtant une part d'elle le désirait, ce serait peut-être l'ultime jeu, mais après cela tout volerai en éclat, elle le pressentait même elle, une femme sans lois ni morale ne s'en remettrait pas s'y elle succombait. C'était beaucoup trop malsain, incestueux. A la place elle déversa, son venin, le charma de sa voix mielleuse, le supplia de lui faire mal. Manipulatrice, elle voulait qu'il dépasse ses limites, que son côté bestiale ressorte, ainsi empli de haine et de colère peut-être accepterait-il enfin de passer du côté qu'il qualifiait d'obscur. Mais lui n'y voyait rien.

Elle fut à la fois surprise et satisfaite lorsqu'elle se retrouva à terre, elle prit un peu peur lorsqu'elle sentit la main droite du vampire se refermer comme un étau autour de sa gorge, et une légère pression s'accentuait lorsqu'il lui avait ordonné d'arrêter son petit manège. Il était maintenant mettre du jeu, il suffisait simplement d'une pression tout de même assez puissante pour qu'elle ne fasse plus parti de ce monde, mourir une deuxième fois. Elle avait survécu à trop de chose pour mourir aussi stupidement, et puis elle savait qu'il n'en était pas capable. Elle resta là, à le fixer lui qui la surplombait. Elle hésita quand même à le repousser dans un moment d'inattention de sa part, mais heureusement pour son jolie minois, l'étau ne se resserra pas. Au contraire elle sentait peu à peu la pression diminuer, un nouveau sourire en coin vint se nicher sur ses lèvres, victorieuse, alors qu'elle ne vit pas le coup venir. Il avait tout de même réussi à la frapper, ce qui l'avait un peu sonné sous l'effet de la surprise. Tandis qu'il s'éloignait d'elle avec une rapidité fulgurante, elle porta sa main droite à sa mâchoire lancinante et se massa la joue tout en l'écoutant proférer une nouvelle fois des menaces. Il désirait réellement se débarrasser et il ne vivrait en paix que lorsqu'il aurait réussi à l'anéantir, heureusement pour elle ce jour n'était pas encore arrivé, et secrètement elle espérait qu'il ne viendrait car ce jour-là comme il le disait si bien, il prendrait certainement un malin plaisir à la faire souffrir. Et même si Siam adorait faire souffrir les autres, elle détestait plus que tout souffrir car cela révélé ses faiblesses. C'est pourquoi avec une assiduité toute particulière, elle adorait garder son ascendant sur les autres.

Tout en se massant la mâchoire, elle se releva, tituba une fois avant de retrouver son équilibre. Au fur et à mesure qu'elle se redressait, sa gaieté l'a gagnait peu à peu jusqu'à ce qu'une nouvelle fois, son rire si particulier, si envoûtant et cristallin s'échappa de sa gorge. Elle était agaçante, démoniaque, il venait de la frapper et elle trouver encore le moyen d'en rire. Elle arrivait encore à trouver cette situation comique, dérisoire. Elle était diabolique et insupportable.

- Tu ne comprends donc pas ? Tu ne comprendras donc jamais ! rit-elle de bon coeur. Tu m'as donné exactement ce que je voulais. Pourquoi ? Je te laisse chercher, ce serait trop facile si je te dévoilais tout, ajouta-t-elle appuyé d'un petit clin d'oeil.

Siam n'avait qu'un but, faire sortir la bête qui l'abritait, le faire sortir de ses gonds, l'énerver, le stimuler, ce ne devais pas être difficile étant donné sa nature de nouveau né, il n'avait pas encore la patience et le contrôle des anciens sur ses pulsions. En un sens peut-être que malgré elle, elle tentait de l'aider, du moins à sa manière. Et apparemment elle réussissait avec brio. En attendant que le jour où il se rebellerait arrive, elle continuait à jouer avec lui, cependant en dix petites minutes il avait réussi à la menacer deux fois. Prenait-il enfin de l'assurance ?

Cependant il semblait las, las de lutter, il faut dire qu'elle lui devait bien de reconnaitre qu'il avait du courage et le mérite de supporter ses éternelles caprices. Siam était dangereuse, destructrice, être sous son joug n'était jamais agréable, et pourtant malgré les dire de la vampire, il s'en sortait plutôt bien. Elle suivit ses déplacement du regard, elle l'observa se laisser choir dans la boue qui recouvrait les bordure du sentier. Cependant elle resta calme et ne bougea pas, attendant un quelconque signe de sa part.
Ce signe arriva, un murmure tel une prière au ciel ou une supplique. "Libères-moi". Une requête qu'elle était incapable d'exaucer. Elle-même n'était pas assez forte psychologiquement pour y parvenir. Son lien avec lui était beaucoup trop fort, beaucoup plus fort que celui qu'elle partageait avec son mentor Edwin. Elle n'avait eu aucun mal à s'en séparer. Siam décida qu'il était temps de lui insuffler un nouvel espoir, une raison de poursuivre l'aventure avant qu'il ne se lasse et la délaisse. Calme, elle vint s'asseoir à ses côtés et fixa l'horizon. Elle lui offrait enfin un bout de son histoire, entrebâillant une fenêtre sur son âme.

- Tu ne me crois pas quand je te dis que ce n'est pas à moi de te libérer mais à toi de le faire, n'est ce pas ? commença-t-elle d'une voix posée et sans ciller, fixant toujours un point perdu à travers les arbres de la forêt. Tu es le seul responsable des liens que tu te crées et qui t'enchainent et je vais te le prouver en te racontant une histoire. Elle se racla la gorge avant de poursuivre. Il était une fois, une jeune femme très belle, elle était aimée, fiancée et menait une jolie petite vie rondement ficelée. Cependant un jour alors qu'elle se baladait à travers les bois, elle tomba sur un vampire qui la mordit après qu'il lui est proposé l'immortalité. Elle se transforma et le rejoignit ainsi que deux autres vampires. Pendant des années ils formèrent un super quatuor. Elle marqua une pause. Cependant ils rencontrèrent un clan beaucoup plus nombreux et sanguinaire. Une bataille courte et sanglante s'ensuivirent. Le mentor de la jeune vampire s'enfuit alors qu'elle tombait entre les mains des ennemis, pour sauver sa vie et intégrer leur clan, elle dénonça son mentor, celui qu'il l'avait enfanté et sans remord. Aujourd'hui lui est mort et elle a rejoint le clan ennemi. Il été son mentor et pourtant elle avait su se débarrasser de lui sans ménagement, conclut-elle.

Tel un chat qui joue avec une souris, elle lui redonnait de l'espoir en lui offrant une part de son histoire, qu'elle avait raccourci le privant de certain détails et en enjolivant d'autres. Par exemple bien que ces fiançailles n'avaient aucune importance pour elle lorsqu'elle était encore humaine, elle avait fait exprès de mentionner ce détails, peut-être pour qu'il la prenne en pitié, qu'il croit qu'elle n'était pas aussi cruelle, qu'elle était capable d'aimer. Et pourtant elle ne cessait de jouer. Elle ne lui offrait qu'un moment de répit comme le font les chats en laissant s'éloigner ses proies, avant d'attaquer à nouveau.
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:05

Emery l’écoutait avec passion et répulsion. Siam, dès le départ l’avait intrigué, séduit, éprouvé, comme si le lien qui les unissait se manifestait avec une violence inouïe. Comme si sa part sombre avait reconnu son maître. Depuis, un mélange de soumission dominance se jouait entre eux à son plus dame. Il aurait tout donné pour pouvoir se libérer mais dans un sens, il aimait cette situation. Cette relation malsaine lui plaisait et pour rien au monde, il ne voulait s’en défaire. Pourquoi ? Parce que Siam lui offre une excuse pour se détester, elle est la raison même de son existence et le fait d’être soumis, d’être aussi faible lui conférait une sorte de protection. Un refuge pour pouvoir accepter sa condition sans en avoir l’air. Une facilité, une excuse. C’était de faute pas de la sienne, il était un monstre à cause d’elle.. Il était aisé de trouver un coupable pour se complaire dans sa tourmente. Il n’avait aucun autre choix. Emery se mentait à lui-même, se perdait dans les méandres de ses pensées négatives. Il l’enviait pour son courage, pour sa force, pour l’acceptation de sa destinée. Il la désirait pour son aura, sa sensualité, sa beauté. Il la détestait pour sa méchanceté, pour son machiavélisme. « Tu ne comprends donc pas ? Tu ne comprendras donc jamais ! » Rit-elle de bon cœur. « Tu m'as donné exactement ce que je voulais. Pourquoi ? Je te laisse chercher, ce serait trop facile si je te dévoilais tout » . Emery éclata de rire, tout en regardant les étoiles. Il se fourvoyait dans un beau bordel et il était là, en train de discuter simplement avec elle. Or, juste quelques instants plus tard, il la frappait. A croire que rien n’était logique dans ce bas monde. « Je suis ta chose, c’est bien connu » fit-il amèrement.

LE vampire se laissa tomber dans la boue, ignorant ses vêtements tâchés. L’amertume laissait place à une fatalité sans nom. Se libérer mais de quoi ? De qui ? Siam resterait quoiqu’il arrive un fantôme, une ombre sur sa vie. Il arriverait sans nul doute à se défaire de son emprise, à pouvoir la regarder en face, à lui tenir tête mais il n’était pas un assassin. Elle était sa mère, lui son fils. Et il l’aimait d’un amour interdit. Un mal pour un mal. On ne pouvait pas parler de bien à ce niveau. « Tu ne me crois pas quand je te dis que ce n'est pas à moi de te libérer mais à toi de le faire, n'est ce pas ? » commença-t-elle d'une voix posée et sans ciller, fixant toujours un point perdu à travers les arbres de la forêt. « Tu es le seul responsable des liens que tu te crées et qui t'enchainent et je vais te le prouver en te racontant une histoire. » Elle se racla la gorge avant de poursuivre. « Il était une fois, une jeune femme très belle, elle était aimée, fiancée et menait une jolie petite vie rondement ficelée. Cependant un jour alors qu'elle se baladait à travers les bois, elle tomba sur un vampire qui la mordit après qu'il lui est proposé l'immortalité. Elle se transforma et le rejoignit ainsi que deux autres vampires. Pendant des années ils formèrent un super quatuor ». Elle marqua une pause. « Cependant ils rencontrèrent un clan beaucoup plus nombreux et sanguinaire. Une bataille courte et sanglante s’ensuivit. Le mentor de la jeune vampire s'enfuit alors qu'elle tombait entre les mains des ennemis, pour sauver sa vie et intégrer leur clan, elle dénonça son mentor, celui qu'il l'avait enfanté et sans remord. Aujourd'hui lui est mort et elle a rejoint le clan ennemi. Il été son mentor et pourtant elle avait su se débarrasser de lui sans ménagement » conclut-elle.

Emery garda le silence, encaissant le choc de ses révélations. Elle avait tué son mentor, du moins par l’intermédiaire d’un autre. « Jolie histoire » murmura-t-il en se redressant sur un coude. La voix faible, le regard hagard, il l’observa longuement, comme s’il la voyait pour la première fois. Plus rien ne le choquait quand soudain, une odeur le frappa. Un feulement agressif sortit de sa gorge alors qu’il se redressait rapidement sur ses jambes. Toisant froidement sa créatrice, le vampire cracha ses mots « Et maintenant tu veux me tuer ? »

Regardant autour de lui, il chercha d’où pourrait venir le danger. Un vampire approchait, il le sentait. Puis tout s’enchaina. Un feulement et une masse qui s’écrasait sur lui. Emery se débattit comme un beau diable mais le vampire le dominait quand cessant de réagir en homme, ses instincts prirent le dessus. La nature même d’un nouveau né est instable, incontrôlable. Une lutte acharnée s’installa entre les deux vampires. Le Cruor termina par arriver à se défaire, en sang. Son regard blessé se posa sur Siam. Elle l’avait trahi, elle l’avait donné comme elle avait donné son créateur. Elle paierait, il la tuerait. Sans un mot, il prit la fuite, courant le plus possible pour échapper aux BB, à cette créature qui l’avait enfanté et maintenant désirait le détruire. Il ne se laisserait pas faire, il la détruirait en premier. Tué ou être tué… Emery penchait pour la première.
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MessageSujet: Re: Rp Siam - Emery Mer 2 Aoû - 10:07

Elle avait raconté son histoire d'une traite, sans ciller, sans le regarder. Lui montrant une part de vulnérabilité. Oui elle avait dénoncé celui qui lui avait offert l'immortalité, mais cela contre sa propre vie. Emery pensait-il qu'elle aurait du plutôt mourir, que de le dénoncer ? Lui qui l'avait bercé d'illusion, convertit à la soif de pouvoir, qui les avait jeté dans la gueule du loup, pour mieux s'enfuir l'abandonner. Emery la trouvait sanguinaire, machiavélique, mais cela elle ne le devait qu'aux hommes qu'ils l'avaient façonnaient ainsi. Garrett, son amour de jeunesse lui avait inculqué de mauvaises valeurs, lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant, elle volait, trichait, se servait des adultes qui craquaient pour sa jolie petite bouille. Comment une humaine au coeur déjà noircie pouvait-elle devenir bonne ? Le vampirisme n'est pas une rédemption, au contraire il accentue les traits de caractère déjà présent. Elle avait été voué à être ainsi et non une docile petite vampire. Contrairement à ce qu'il pensait elle n'avait pas eu le choix, le libre arbitre n'existait pas. Et pourtant elle-même ne s'en rendait pas compte, elle avait toujours été ainsi, élevé dans le sang et la misère, dans une vie de mensonge et de délit. Son propre mentor, lui avait ordonner d'exécuter le seul homme qui en valait peut-être la peine pour elle. Elle était conditionnée à tuer. Peut-être que d'ailleurs ne pas avoir d'attache était sa force, elle était moins vulnérable, ainsi.

- Jolie Histoire, murmura-t-il ce qui eut le don de la faire sortir de ses pensées.

Elle lui jeta un coup d'oeil, étonné qu'il ne réagisse pas plus. Ne tirait-il donc aucune leçon de son histoire ? Elle lui offrait une raison supplémentaire de poursuivre, de croire qu'un jour il pourrait se débarrasser. Elle aurait aimé développer davantage, connaitre ses impressions. Mais elle n'eut pas le temps. Tout se passa très vite, il se redressa rapidement, inquiet, poussant un feulement agressif. Elle aussi sentait cette odeur, une odeur de violence tachetée de l'odeur du sang humain, une odeur de folie et de machiavélisme si caractéristique de son clan. Un vampire approchait. Elle aussi aux aguets elle se releva rapidement et se positionna en position de défense. Ce devait être le vampire qu'ils avaient entendu chasser un peu plus tôt. Maintenant repu des chasseurs, il avait du repartir en chasse.

- Et maintenant tu veux me tuer ? cracha-t-il.

- Je...je...ne balbutia-t-elle tout aussi surprise que lui, mais elle n'eut pas le temps de poursuivre de se défendre.

Son trouble-fête sortit de nulle part et se jeta à la gorge du jeune Cruor, bien malgré elle. Elle était impuissante face au spectacle, à la bataille qui faisait rage à ses pieds. Elle ne voulait pas qu'Emery soit blessé. A chaque coup que portait le Black Blood à Emery, elle se sentait de plus en plus faible, blessée elle aussi, comme si son coeur lui-même saigné. Elle regrettait cette nuit où elle l'avait bien malgré elle enfanté. Elle s'en voulait de ne pas avoir su résister à ses pulsions. C'était sa condamnation, elle était lié à lui pour l'éternité, indépendante bien malgré elle, vulnérable. Mais elle ne le montrait. Elle se devait cependant de le protéger, s'il mourrait une part d'elle mourrait avec lui. Un grognement sourd sortit de ses entrailles et elle cria le nom du Black Blood lorsqu'elle l'eut reconnu afin qu'il arrête. Dans un ultime effort, elle sauta sur lui afin de le forcer à reculer et à lâcher le jeune Emery.

Celui-ci réussi à se relever en sang, mais à en lire la colère qui brillait dans ses yeux, il la prenait pour la fautive. Alors que pour la première fois de sa vie, elle avait tenté de l'aider, mais il n'y avait eu que du feu, pouvait-on le plaindre ? Non. Siam était trop machiavélique pour que l'on puisse croire qu'elle était capable d'aider son prochain. Désemparée, elle le regarda prendre la fuite, avant de murmurer le nom d'Emery qui se perdit en écho à travers les arbres. Folle de rage, elle se retourna vers le black blood qui semblait à la fois satisfait du sort d'Emery et à la fois surprise de la réaction de Siam, que faisait assise à papoter avec l'ennemi, elle était plutôt réputée pour être sanguinaire et sans pitié. Tremblante de rage, elle asséna une pluie de coup à se stupide vampire.

- Tu as tout gâché ! hurla-t-elle avant de disparaître à travers les bois.
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