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Alec&Maxyne

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Messages : 331
Date d'inscription : 26/06/2012


MessageSujet: Alec&Maxyne Lun 27 Juin - 16:14


I wanted to save you, but I can only save myself
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It takes two, two sides to every story. Not just you, I can't keep ignoring I admit half of it, I'm not that innocent. It takes two, two sides to every story. Not just me, you can't keep ignoring, but let me be first baby to say I'm sorry - Maxyne & Alec

Le quart de siècle, déjà. Les années semblent défilées à une vitesse folle et les bougies s’accumulent. Cette année, ce sera la neuvième qu’elle ajoutera sur la crème glacée de son gâteau d’anniversaire depuis le décès de son père. La neuvième depuis qu’elle a rejoint la famille Monroe. Et pourtant, elle a l’impression que c’était encore hier, l’époque où elle vivait avec son père aimant dans un petit appartement d’Echo Park. Penchée au-dessus de l’évier de la salle de bain de l’immense demeure familiale des Dunham, Maxyne serre le médaillon qu’elle porte autour du cou, fermant les yeux un instant sous le poids de la nostalgie.  Elle se remémore un instant les traits du visage de son paternel, de son sourire et de ses yeux rieurs, des gaufres qu’il lui préparait toujours et des promenades au zoo qu’ils faisaient lorsqu’elle était une enfant. A ces côtés, elle s’était toujours sentie spéciale et particulièrement le 17 Juin, jour de son anniversaire. Depuis sa disparition tragique, cette date lui laisse désormais un goût amer dans la bouche, comme une piqûre de rappel lui remémorant douloureusement tout ce qu’elle a perdu et plus précisément les gens qui ne sont désormais plus là pour l’entourer et la soutenir lorsqu’elle souffle ses bougies.

Expirant avec conviction, elle se libère de la peine qui assombrit peu à peu son cœur et cligne plusieurs fois des yeux pour ravaler ses larmes et la morosité qui gagne peu à peu son esprit. Reprenant un peu d’aplomb, elle se force à sourire, elle occupe son esprit avec des pensées positives et finit de se maquiller. Concentrée, elle souligne son regard d’un trait fin d’eyeliner accompagné d’un peu de mascara. Ses doigts tremblants descendent ensuite sur sa lèvre légèrement gonflée reflet de ses imperfections, de son âme brisée, de sa colère sourde. En un mot, de son mal-être. Depuis le décès de sa mère quelques mois auparavant, Maxyne n’est plus que l’ombre d’elle-même, elle n’est plus qu’une version plus sombre, plus morose lui rappelant celle qu’elle était autrefois durant son adolescence. Elle est instable, en colère et rongée par les regrets. Jamais elle n’entendra sa mère prononcer les mots qu’elle a toujours désirer entendre : je t’aime. La mère et la fille n’ont jamais pu se réconcilier. Maxyne restera toujours l’erreur, l’enfant non désirée, la bâtarde… Une nouvelle fois, elle se sent orpheline, abandonnée. Elle essaye de faire bonne figure, de cacher son mal-être, de retrouver goût à la vie mais elle n’arrive pas à se libérer de cette douleur sourde qui lui serre la poitrine et qui l’empêche d’avancer. Elle se sent tellement impuissante et détruite, elle a l’impression de n’être que simple spectatrice de sa propre vie. Elle observe un instant ses mains marquées de fines cicatrices, théâtre de son échec, de cette descente échouée dans les bas quartiers de LA. Un frisson lui parcourt l’échine, elle sent encore ses mains se fracassaient sur la mâchoire du suspect, le contact avec son sang chaud. Elle ressent encore toute cette rage, cette colère refoulée qu’elle avait déversée sur lui, ce désespoir dans lequel elle tirait toute son énergie et qui lui avait permis de rester en vie et de s’en sortir qu’avec de simples blessures. C’était la première fois qu’elle s’emportait de la sorte et qu’elle désobéissait aux ordres. Simple observatrice, c’était ce qu’elle était supposée être ce jour-là. A la place, elle avait eu l’impression de se retrouver dans la peau de Hulk.

Grimaçant, elle s’applique à déposer une fine couche de gloss sur ces lèvres. C’est à cet instant précis que Magdalena, sa cousine et organisatrice de l’évènement tape discrètement à la porte l’informant que quelques invités sillonnent déjà la pelouse et se sont attaqués aux hors-d’œuvre. La brune lui affirme qu’elle descend d’une minute à l’autre. Elle plisse sa nouvelle robe achetée pour l’occasion, vérifie une dernière fois ses boucles qui tombent en cascade le long de son dos. Elle se sent terriblement nerveuse par la soirée qui s’annonce, elle n’a pas l’habitude d’être sous le feu des projecteurs, d’être la reine de la soirée et par extension le centre de l’attention ce qui a le don de la mettre mal à l’aise. Si elle avait été décisionnaire, elle aurait passé la soirée au calme dans son petit appartement dans un pyjama confortable devant la télévision avec une bière et une bonne pizza. Cependant, comme le lui avait rappelé Magda, les vingt-cinq ans ça se fête et avec panache.

Après un dernier souffle rempli de conviction et de bonnes intention, elle se dépêche de rejoindre le patio à l’arrière de la maison des Dunham ainsi que les invités rassemblés pour l’occasion. Un sourire admiratif se loge rapidement sur ses lèvres, les lieux sont décorés avec goût et délicatesse, une douce lumière se diffuse à travers les différentes lanternes suspendues aux quatre coins de l’immense terrasse qui longe la piscine. Divers buffets ont été mis en place et les serveurs distribuent boissons alcoolisés et petits fours. Il n’y a pas à dire, sa cousine s’est surpassée en lui organisant cette soirée, elle a à nouveau cette impression d’être unique, spéciale. A chaque sourire échangés, à chaque embrassade supplémentaire avec ces convives, son cœur se réchauffe un peu plus et elle sent peu à peu cette noirceur paralysante se dissiper. Finalement, elle n’est pas seule, ils sont là pour elle. Un franc sourire sur les lèvres, Maxyne observe ses amis, sa famille, ses collègues rire, s’amuser et profiter de cette belle soirée de Juin sous un ciel sans nuages et chargé d’étoiles, elle n’aurait pas pu imaginer plus belle soirée.  

Une coupe de champagne à la main, elle rit avec son demi-frère Asher qui ne cesse de la taquiner sur son âge et son célibat. A son tour, elle taquine sa meilleure amie Ludmila, elle a le cœur léger et boit avec entrain entre deux exclamations. Jusqu’à ce que ses yeux se posent sur lui. Elle croit un instant rêver sa silhouette. Mais non, il est bien là, elle l’aperçoit derrière quelques convives. Le visage de la brune s’assombrit un instant, une boule se forme aux creux de son ventre, elle finit sa coupe de champagne d’une traite afin de s’offrir une nouvelle contenance, mais elle n’entend plus que la conversation en écho. Elle ne peut détacher ses yeux de lui, son fantôme du passé, Alec Malone. Malgré les années qui défilent, elle n’arrive pas à oublier ce premier amour, à tourner la page. A l’époque, il était sa bouée de sauvetage quand elle en a eu besoin, un ami puis un amour sur lequel elle avait pu compter alors qu’elle faisait face au décès tragique de son père. Elle s’était jetée corps et âme dans cette relation destructrice, elle lui avait même offert sa virginité. C’est pourquoi, bien qu’elle ne regrette rien, il l’avait anéanti, détruite quand il avait mis un terme à leur relation… Encore aujourd’hui, bien qu’elle est besoin d’une fin moins tragique, elle n’arrive pas à le confronter, elle se contente de fuir comme toujours lorsque la situation s’avère trop complexe.  

Elle ne sait pas combien de temps, elle est restée là à l’observer avec discrétion, se contentant de sourire et de ponctuer de petits rires les paroles échangés dans son cercle d’amis. La surprise gagne son visage lorsqu’elle le voit soudainement faire demi-tour, remontant l’allée des Dunham et quittant les lieux. Etrangement bouleversée par les évènements, elle s’excuse à demi-mots auprès de ses amis et s’isole à l’intérieur de la maison, attrapant une coupe de champagne au passage. Dans le petit salon, elle fait les cent pas, essayant de prendre une décision, une irrésistible envie d’aller le retrouver lui brûle les entrailles. Une envie de croiser son regard sans gêne, ni souffrance, d’obtenir enfin une réponse après toutes ces années de silence à s’ignorer. Mais elle tente d’ignorer cette envie, cette petite voix dans sa tête et d’être raisonnable. Il ne lui doit aucune explication, il est temps qu’elle passe à autre chose et qu’elle le raye définitivement de sa vie. Mais leur complicité lui manque définitivement trop. Finissant sa coupe, une nouvelle fois d’une traite, pour se donner du courage, elle se jette à l’eau et plus précisément à l’extérieur de l’immense demeure, elle franchi le portail pour se retrouver dans la large avenue de la banlieue chic de Triangle Platinium simplement éclairée par des lampadaires. Regardant à gauche comme à droite, elle aperçoit sa silhouette au loin. « Alec… » souffle-t-elle à demi-mot, mais il est bien trop loin pour l’entendre. Alors soudainement, elle se sent pousser des ailes, ses talons commencent à frapper le bitume pour aller à sa rencontre. Elle hâte le pas, mais il semble s’éloigner de plus en plus. Agacée, elle s’arrête pour retirer ses échasses et se lancent à sa poursuite pieds nus, chaussures à la main. « Alec… Attends-moi… » lance-t-elle lorsqu’elle se trouve quasiment à sa hauteur. Dans son élan, elle se saisit du poignet du jeune homme pour l’inviter à se retourner. Ce simple contact, l’électrise, elle frissonne malgré les douces températures. Mais ce n’est rien comparé à ses joues qui rosissent lorsqu’elle croise son regard. Gênée, elle se mord la lèvre inférieure et retire sa main, libérant son poignet. Elle se sent soudainement bien idiote à se tenir en face de lui, ses chaussures à la main, en plein milieu de rue. Elle entre-ouvre ses lèvres rosées pour parler, mais aucun son n’en sort. Elle soupire, fixe un instant le sol à la recherche d’une échappatoire. Elle aurait dû réfléchir avant à ce qu’elle comptait lui dire. « Je suis désolée » Ce sont les seuls mots qui réussirent à franchir ses lèvres dans un murmure. Elle ne sait pas pourquoi elle s’excuse, mais elle avait besoin de prononcer ces mots.  


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MessageSujet: Re: Alec&Maxyne Dim 21 Aoû - 9:22


I would answer all your wishes, If you asked me to
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I know you're scared, I can feel it. It's in the air, I know you feel that, too. But take a chance on me, you won't regret it. - Maxyne & Matthew

Maxyne soupire, elle ferme les yeux pour se contrôler et garder son calme. Chargée de récupérer la déposition d'une jeune femme, celle-ci semble tout faire pour lui faire perdre patience. Changeant tour à tour les faits de sa déposition. Les dents serrées, la brune lui demande une dernière fois de reprendre son histoire depuis le début afin de tirer au clair cette histoire et de retranscrire au mieux sa déposition. Il est déjà presque 17 heures, lorsque à bout de nerf, elle laisse sa place à un officier plus qualifier pour écouter les plaintes de la jeune femme.


Depuis sa fête d'anniversaire pour ses 25 ans, Maxyne était totalement perdue. Sa vie sentimentale jusqu'à présent vide, se révélait en plus d'être un désastre, un véritable sac de noeud. Sa tête et son coeur ne savaient plus quoi penser de ses retrouvailles avec son premier amour Alec Malone durant la soirée. Elle ne pouvait pas ignorer ce qu'elle ressentait pour lui et ce qu'elle ressentirait pour lui à jamais. Il avait cette place spéciale dans son coeur, il était le premier homme à avoir conquis son coeur alors qu'elle n'était qu'une adolescente de 17 ans. Malgré cet once d'amour, elle ne pouvait pas oublier à quel point il l'avait blessé et en quelque sorte détruite à l'époque. Le pire, c'était qu'à l'heure actuelle, il continuait à se détruire tout seul à petit feu par une consommation excessive de drogue. Elle jeta un dernier coup d'oeil aux messages échangés avec son demi-frère Asher fraîchement marié à Diane. Au fond, elle savait qu'il avait raison. D'une certaine façon, Alec était toxique pour elle, ensemble ils ne faisaient que se détruire, mais elle ne pouvait se résoudre à le laisser tomber, elle voulait l'aider à se relever.





I would answer all your wishes, If you asked me to
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I know you're scared, I can feel it. It's in the air, I know you feel that, too. But take a chance on me, you won't regret it. - Maxyne & Matthew

Jeudi était arrivé à grand pas. Ce jour précieux que les deux colocataires se réservaient afin de passer un peu de temps ensemble et ne pas être deux inconnus vivant sous le même toit. Cependant, Maxyne redoutait ce tête à tête pour la première fois, depuis qu'ils avaient instauré ce petit rituel, ne sachant comment se comporter avec Matthew. En effet, c'était la première fois qu'ils se retrouvaient en tête à tête depuis le mariage de son demi-frère Asher et Diane qui s'était déroulé le samedi. Elle s'était sentie pousser des ailes quand Matthew avait accepté d'être son cavalier pour la cérémonie et ainsi lui éviter la honte de s'exposer seule en éternelle célibataire devant la famille Monroe et leurs critiques acerbes. Depuis qu'elle avait retrouvé les traces de sa mère et rejoint la famille suite au décès de son père, lorsqu'elle était adolescente, la présence de Maxyne avait toujours été mal vu. Elle était cette enfant bâtarde dont personne ne voulait, né hors mariage, l'erreur d'une grande dame, une adolescente perdue désormais orpheline qui revenait simplement pour toucher sa part d'héritage. Heureusement qu'elle avait pu compter sur ses cousins Mason et Magdalena afin de se faire une place dans cette nouvelle vie. Elle avait également pu compter sur Asher, son demi-frère pour prendre sa défense quand nécessaire. Bien qu'ils ne l'avoueraient jamais, ils étaient désormais très proches et toujours là l'un pour l'autre.

Un soir, quelques semaines après le début de leur colocation, Maxyne était rentrée sans un mot dans l'appartement, elle s'était allongée sur son lit, entièrement habillée, les vêtements et les cheveux encore trempés par le déluge qu'il faisait à l'extérieur. Elle venait de perdre sa mère. Une douleur sourde lui vrillait la poitrine, un regret insurmontable s'emparant de son coeur : malgré les quelques années passées sous le même toit, elle n'avait jamais réussi à se réconcilier, Maxyne n'avait jamais reçu d'amour et de tendresse de la part de sa mère. Elle n'avait jamais connu ce que c'était que l'amour maternel, elle ne le connaîtrait jamais. Ce jour-là quelque chose s'était brisée en elle et depuis, elle avait un trop plein de colère qu'elle n'arrivait pas à extérioriser. Inquiet, Matt avait veillé sur elle toute la nuit et sans verser une seule larme, elle s'était confiée à lui, lui racontant la tragique vie de Maxyne Coleman, récemment orpheline. De ce fait, Matthew avait été un véritable soutien pour la jeune femme lors du mariage d'Asher. A ses côtés, elle s'était sentie rassurée, il s'était prêté au jeu toute la journée, entourant sa taille de son bras puissant, tandis qu'elle glissait sa main dans la sienne.




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MessageSujet: Re: Alec&Maxyne Ven 10 Mar - 23:06


'Cause we were just kids when we fell in love
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What hurts the most was being so close and having so much to say and watching you walk away and never knowing what could have been and not seeing that loving you is what I was tryin’ to do - Maxyne & Alec

 Idiote. C'est le terme qui lui vient rapidement à l'esprit quand elle pense à sa personne, actuellement. Agitée, Maxyne se retourne plusieurs fois dans son lit bien trop grand, dans un appartement bien trop vide et silencieux. Elle n'a quasiment pas réussi à fermer l'oeil de la nuit, broyant du noir en repensant à la conversation houleuse qu'elle a échangé par messages interposés avec Lissa, sa supposée amie. Pour le moment, elle a l'impression d'avoir une énorme lame plantée dans le dos et une douleur lancinante à la poitrine qui ne veut pas partir. Peinée par la situation, elle lit une nouvelle fois cet échange musclé rempli de mots regrettés, trop franc, trop douloureux. Elle y cherche une explication, une solution, mais en réalité, elle refuse d'affronter la vérité. Elle continue à faire l'autruche, comme elle le fait depuis des mois. Elle commence à regretter sa décision d'être revenue à LA, ou plutôt celle d'être partie plusieurs mois auparavant sur un coup de tête. Fuir, cette vie amoureuse trop complexe, s'était tout ce qui importait à l'époque, elle pensait que l'air frais de la Virginie et l'entrainement intensif autant physique, qu'intellectuel résoudrait tout ses problèmes. Mais au final, elle n'avait fait que reculer pour mieux sauter.

Loin de tous, sur son petit lit en Virginie entourée de ses condisciples, elle avait passé de nombreuses nuits à réfléchir. A vingt-cinq ans, elle avait besoin de faire le point, de reprendre sa vie en main et d'avancer. Elle s'était laissée entraver par trop de sentiments complexes, à sens unique, son coeur s'était peu à peu alourdi et elle n'en supportait plus le poids. La jeune Coleman ne se reconnaissait plus, elle était habitée par une noirceur qui dévorait peu à peu sa joie de vivre légendaire, elle se sentait happée au fond d'un gouffre avec seulement un aller simple en main. Alors c'était là-bas, en Virginie, qu'elle était allée retrouver la paix et remettre sa vie sur les rails avant qu'il ne soit trop tard et qu'elle n'arrive plus à remonter la pente. Loin de tout et surtout loin d'eux. Un moyen radical de panser ces blessures, de les oublier et de réapprendre à vivre en faisant ce qu'elle savait faire le mieux : se jeter corps et âme dans le travail et s’entraîner pour exceller dans son domaine afin de rendre son défunt père, fière d'elle. Du moins, l'espérait-elle. Déterminée à faire le vide dans sa vie, elle ne s'autorisait aucune rêverie et alors que le visage de Logan apparaissait derrière ses paupières closes à chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle inspirait fortement pour le chasser de ses pensées. Mais la nuit, lorsque son esprit était sans défense, une autre scène tout aussi douloureuse s'infiltrer dans ses rêves. Elle sentait encore la douceur des lèvres d'Alec posées sur les siennes, elle ressentait encore tout le désespoir et les non-dits que représentait ce baiser. Mais, le mal avait été fait. Ce simple contact avait réveillé des émotions et des sentiments longtemps refoulés, ceux qu'elle éprouvait pour le jeune Malone lorsqu'ils étaient encore que des adolescents. Cet amour jeune et aveugle qu'elle éprouvait pour lui et qui l'avait détruite. Malgré toutes ces précautions, l'espoir tel un poison insidieux s'était frayé un chemin jusqu'à son coeur, le polluant de rêveries destructrices, de faux-semblants. Plus d'une fois, elle avait songé à ce premier amour, plus d'une fois elle s'était surprise à lui écrire un message sur son téléphone avant de s'empresser de l'effacer. Car oui, loin de toute agitation, elle s'était mise à rêver d'une seconde chance pour tout les deux.

Alors oui, Lissa marquait un point. Les sentiments de Maxyne à l'égard d'Alec étaient toujours là. Ou du moins, la brune pensait encore en avoir. Mais en réalité, elle se raccroche à lui comme à une bouée de sauvetage, il est la matérialisation de son dernier espoir avant que le navire sombre. Son dernier rempart, un moyen malsain de détourner ses sentiments grandissant pour un homme marié, pour son partenaire, Logan. Dans un ultime effort, elle se convainc qu'Alec est la solution, elle l'avait aimé par le passé et quoiqu'on en dise, d'une certaine manière une part d'elle-même, l'aimera toujours. Elle ne sait pas à quoi elle s'attendait en revenant à LA quelques semaines auparavant, mais certainement pas à ce qu'elle considérait comme une trahison de la part d'une amie. Elle avait eu l'impression de se prendre un énorme coup de poing au creux de l'estomac, quand elle avait appris pour Lissa et Alec. Le genre à vous en couper le souffle. Ce qui lui faisait le plus mal s'était de voir cette toile d'espoir se fissurer peu à peu et la ramener brutalement à la réalité. Rien, il n'y avait plus que du néant dans cette relation qu'elle espérait ressuscitée. Malgré son absence le monde avait continué de tourner et la vie d'Alec Malone avait poursuivit son chemin jusque dans les bras de Lissa Crowley. Et ça, elle n'y pouvait plus rien.

Passant la journée à ruminer des pensées sombres et négatives, Maxyne s'emploie à défaire les nombreux cartons qui encombre encore le salon de son nouvel appartement. Un nouveau chez soi, pour une nouvelle vie. L'air maussade, elle se contente de picorer quelques céréales le midi afin de calmer son estomac noué, assise sur le comptoir de sa petite cuisine encore vide d'accessoires de cuisine et de produits rudimentaires. Ce n'est qu'en début de soirée qu'elle se décide à réagir. N'en pouvant plus de tourner en rond comme un lion en cage, elle attrape ses clés et son blouson avant de sortir précipitamment pour s'empêcher de faire marche arrière. Pendant son exil, elle s'est fait une promesse à elle-même et elle refuse de la briser aussi rapidement. Jamais plus, elle ne laissera sa vie s'écouler sans qu'elle n'intervienne. Elle refuse de n'être qu'une simple spectatrice, elle est prête à vivre, à assumer les conséquences et à tirer un trait définitif sur le passé, s'il le faut. Déterminée à s'expliquer, Maxyne traverse rapidement la ville pour rejoindre la salle de sport d'Alec, en espérant l'y trouver. Elle ressent cet étrange besoin de lui parler, de lui expliquer sa réaction, persuadée que Lissa est pu lui parler de leur conversation. Elle se refuse à camper le rôle de victime mais également celui de bureau. Elle ne veut pas qu'on la cantonne au rôle de l'ex jalouse et complètement dépressive. Non, elle est plus que ça, ou du moins l'espère-t-elle secrètement. D'un pas qui ce veut confiant, elle traverse la salle quasiment déserte à cette heure-ci, la nuit s'est installée sur Los Angeles laissant place à un ciel noir rempli de nuages. La brune se dirige tout droit vers le bureau du jeune Malone où elle ne tarde pas à l'apercevoir pencher sur des documents. Avant qu'il ne la remarque, elle s'efface de l'encadrement de la porte, pour respirer un bon coup une dernière fois et se donner une contenance. Nonchalamment, elle cogne de trois petits coup sec sur la porte déjà ouverte pour signaler sa présence, s'appuyant contre le chambranle de la porte. " Salut ! La salle est toujours ouverte pour une vieille connaissance " amorce-t-elle, un petit sourire décontracté sur les lèvres. Avant qu'il ne dise quoique ce soit, elle s'avance et pose un six-pack de bière sur le bureau. " J'ai même amené le calumet de la paix " ajoute-t-elle pour accompagner son geste. Elle espère ainsi désamorcer la bombe et montrer sa preuve de bonne foi au cas où Lissa ait parlé de leur engueulade. Légèrement mal à l'aise, elle rentre ses mains dans les poches de sa veste en cuir et commence à faire le tour de la pièce, observant les différents trophées exposés. " Alors, tu serais tenté par une petite séance sur le ring ? " commence-t-elle amusée, en boxant fictivement dans les airs de ses deux poings. " Je pourrais te montrer quelques mouvements que j'ai appris durant mon stage en Virginie. " Elle tente un nouveau sourire qui se veut sincère. Elle ne sait pas trop ce qu'elle attend de cette échange, de cette entrevue, malgré toute sa bonne volonté, elle recule le moment de la confrontation. Alors, pour se protéger, elle tente maladroitement l'humour. Maxyne attend calmement de voir la réaction d'Alec, s'il sera son ami ou son bourreau. Au fond, elle ne souhaite pas l'affronter, elle aimerait tellement lui rappeler de bons souvenirs et partager une soirée magique comme ils le faisaient autrefois quand ils buvaient du champagne sur les pelouses verdoyantes du parc après s'être échappés d'une de ses nombreuses soirées mondaines où ils n'avaient pas leurs places. Elle regrette ce temps, où ils étaient insouciants et surtout amis.


Dernière édition par A. Blue-Lennon Fitzgerald le Mar 21 Mar - 16:17, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Alec&Maxyne Mar 14 Mar - 21:47


No matter what, I won't let you down
'Cause after all, we're family
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No family is perfect… we argue, we fight. We even stop talking to each other at times. But in the end, family is family… The love will always be there. - Maxyne & Asher

Idiote. C'est le terme qui lui vient rapidement à l'esprit quand elle pense à sa personne, actuellement. Agitée, Maxyne se retourne plusieurs fois dans son lit bien trop grand, dans un appartement bien trop vide et silencieux. Elle n'a quasiment pas réussi à fermer l'oeil de la nuit, broyant du noir en repensant à la conversation houleuse qu'elle a échangé par messages interposés avec Lissa, sa supposée amie. Mais pour le moment, elle a surtout l'impression d'avoir une énorme lame plantée dans le dos et une douleur lancinante à la poitrine qui ne veut pas partir. Peinée par la situation, elle lit une nouvelle fois cet échange musclé rempli de mots regrettés, trop franc, trop douloureux. Elle y cherche une explication, une solution, mais en réalité, elle refuse d'affronter la vérité. Elle continue à faire l'autruche, comme elle le fait depuis des mois. Elle commence à regretter sa décision d'être revenue à LA, ou plutôt celle d'être partie plusieurs mois auparavant sur un coup de tête. Fuir, cette vie amoureuse trop complexe, s'était tout ce qui importait à l'époque, elle pensait que l'air frais de la Virginie et l'entrainement intensif autant physique qu'intellectuel résoudrait tout ses problèmes. Mais au final, elle n'avait fait que reculer pour mieux sauter.

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MessageSujet: Re: Alec&Maxyne Ven 24 Mar - 21:01


I wanted to save you, but I can only save myself
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It takes two, two sides to every story. Not just you, I can't keep ignoring I admit half of it, I'm not that innocent. It takes two, two sides to every story. Not just me, you can't keep ignoring, but let me be first baby to say I'm sorry - Miloë & Stephen

Ne quittant pas le miroir des yeux, Miloë vérifie pour la énième fois sa tenue. Elle ajuste sa robe noire moulante marquant ses courbes et fini de remonter la fermeture éclair du mieux qu’elle le peut. Elle chasse un pli, passant ses mains sur son ventre plat et ses fines hanches. Malgré la volonté de sa mère à la gaver comme une oie, elle a encore maigri, le divorce l’affectant beaucoup plus que ce qu’elle voudrait l’admettre. Persuadée d’avoir pris la meilleure des décisions, il était tout de même difficile pour la jeune femme d’effacer en un claquement de doigt et de renoncer à ce qu’elle avait construit à New York ces cinq dernières années. Sa vie était à présent ici, loin de la famille O’Connor, dans cette petite maison de Bayview où elle réapprenait à vivre. Mais toute ces bonnes convictions avaient été ébranlés quelques jours plus tôt, lorsque son mari était venu frapper à sa porte. Le doute s’était immiscé dans son esprit, le polluant de pensées contradictoires. Au fond, elle ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’il y ait encore une chance pour eux de tout arranger, malgré ses nombreuses tromperies. Peut-être loin de tout, loin de New-York. Juste eux deux sur une île déserte. La jeune blonde ressentait ce besoin d’être rassurée, de se convaincre que ce mariage qui avait duré trois longues années, n’avait pas été que faux-semblants et mascarades. Malgré l’échec de leur mariage, Miloë avait sincèrement aimé Gaspard, elle était tombée sous son charme dès qu’elle l’avait rencontré alors qu’elle n’avait que vingt-trois ans à l’époque et qu’elle était une nouvelle recrue dans son entreprise. Oui, elle l’avait aimé comme aucun autre homme avant lui et bien qu’ils se soient éloignés au fil des ans, elle éprouvait toujours des sentiments forts à son égard.

Chaussant ses escarpins noirs hors de prix, elle ajoute également à sa tenue quelques bijoux de créateurs exceptionnels, avant de passer une main dans sa chevelure, l’esprit préoccupé. Finalement prête, elle attend assise dans son petit salon, son sac et son téléphone à porté de main. Nerveuse, elle ne cesse de se demander si elle fait bien de sortir ce soir, il serait peut-être plus préférable de se faire couler un bon bain, prendre un bon livre et un verre de vin rouge pour l’accompagner. La blonde ne se sent pas encore prête à accepter cette nouvelle vie de célibataire, ces soirées où l’on danse jusqu’au bout de la nuit, où l’on se lance dans un jeu de séduction. Elle n’est plus habituée à ce mode de vie, elle se sent sur la touche et complètement dépassée. Heureusement, avant que ses actions ne dépassent ses pensées, elle reçoit un sms de Lizzie l’informant qu’elle se trouve juste devant sa porte à bord d’un taxi. Prenant son courage à deux mains, elle enfile rapidement sa veste, attrape son sac, ses clés et son portable, avant de quitter son domicile et de partir à la découverte d’une nouvelle vie, longtemps oubliée.

Malgré ses réticences, la soirée défile à vive allure. Entourée de Lizzie et d’autres amies toutes célibataires, Miloë oublie peu à peu ses tracas au fur et à mesure que les bouteilles de vins défilent pendant le repas au restaurant. Elle ne pense plus à Gaspard, à ce mariage raté, à cette vie fichue. Non, elle se contente naturellement de rire, de sourire, de vivre. La blonde profite de cette soirée avec ses nouvelles amies, elle se serrent les coudes, elles s’amusent de leurs mésaventures. Lizzie avait raison, il n’y avait rien qu’une soirée entre amies ne pouvait résoudre. C’était le remède parfait dont elle avait besoin après sa confrontation avec Gaspard, une façon de se remettre les idées en place et de chasser les regrets. Légèrement éméchées, le groupe de jeunes femmes franchit les portes du mr smith’s, une boîte célèbre à San Francisco, un peu avant minuit. Rapidement, elles investissent une table et commandent quelques shots, la nuit leur appartient. Les jeunes femmes s’amusent comme des adolescentes, se lançant parfois des défis, riant de l’état d’ébriété et des paroles inintelligibles de certaines. Elles dansent aussi, beaucoup. Parfois en groupe, parfois avec un cavalier improvisé pour certaines plus audacieuses. Miloë se contente de les observer le sourire aux lèvres, elle n’est pas prête à sentir leurs mains sur sa peau. Pas encore. Finalement, après une danse effrénée, légèrement en sueur, la blonde se dirige vers le bar pour commander tandis que ces amies retournent s’asseoir. Elle leur adresse un petit signe de la tête en attendant son tour, la carte bleue coincée entre deux doigts. Finalement, un des barman lui fais signe. « Six shots de Téquila s’il vous plait » s’empresse-t-elle de commander en s’avança légèrement afin qu’il puisse l’entendre dans le vacarme de la boîte de nuit. Elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’il est très beau garçon, bien qu’elle ne le reconnaisse pas tout de suite, mais son visage lui semble familier. Lorsqu’il se retourne pour préparer sa commande, elle ne peut s’empêcher de le détailler du regard, ses yeux parcourant son dos musclé jusqu’à ses fesses. Se rendant finalement compte de ce qu’elle faisait, ses joues rosirent et elle se mordit instinctivement la lèvre inférieure, gênée. Elle jette un coup d’œil à ses amies occupées à rire à leur table, soulagée que personne ne l’ait remarqué. Le barman s’avance à nouveau vers elle et la jeune femme ne peut s’empêcher de l’observer, ses sourcils se froncent, persuadée de connaitre ce faciès, puis la réponse lui parait comme une évidence. « Stephen ? » ose-t-elle. Ses lèvres drapées de rouge s’étirent en un sourire. Ancrée dans ses problèmes actuels, elle avait oublié ce pan de sa vie, son adolescence, cette période où elle avait vibré pour l’homme qui se trouve actuellement en face d’elle. Elle n’avait que 16 ans à l’époque, mais elle n’avait pas hésité longtemps avant de lui offrir son plus beau cadeau : sa virginité. Depuis, ils avaient chacun mené leurs vies de leurs côtés.
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Alec&Maxyne

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